“L’université d’Oxford est la meilleure université au monde”, se félicite The Guardian. Pour la première fois, une université britannique trône en première place du classement Times Higher Education, qui compare 987 établissements d’enseignement supérieur dans le monde entier. Oxford a ainsi relayé le California Institute of Technology – qui a occupé la première place pendant cinq années consécutives – à la deuxième place.

En Europe, l’enseignement supérieur britannique fait des envieux : l’université de Cambridge et l’Imperial College de Londres figurent eux aussi dans le top 10, rappelle le journal. Le seul établissement européen à figurer dans le top 10 est l’Ecole Polytechnique fédérale de Zürich, en Suisse, toutes les autres places étant occupées par des établissements américains comme Princeton et Harvard.

60 % des élèves sont issus du public

The Guardian salue aussi le fait que près de 60 % des étudiants d’Oxford sont issus de l’enseignement secondaire public, et non pas de l’enseignement élitiste privé. Ce pourcentage n’a jamais été aussi élevé, et s’explique par des programmes de sensibilisation et de recrutement parmi des élèves défavorisés. Selon un professeur cité par le journal, “Oxford est une université qui est ouverte à une grande diversité d’étudiants”.

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne pourrait cependant nuire à la qualité des universités britanniques, prévoit le Financial Times. Premièrement, “avec le Brexit, des subventions européennes pour la recherche risquent d’être coupées”, rappelle le journal économique. Et tant que la question des financements est incertaine, “les chercheurs pourraient aussi avoir tendance à fuir la collaboration avec des universitaires installés au Royaume-Uni”.

Concurrence d’universités asiatiques

De plus, “les inscriptions d’étudiants étrangers ont déjà dépassé leur pic”, rappelle le quotidien. En cause : la concurrence d’établissements anglophones en Asie et le durcissement des règles d’admission, qui est lié aux “attitudes plus dures vis-à-vis de l’immigration” au Royaume-Uni.

La solution pour maintenir les universités britanniques au top ? “Garantir qu’elles continuent à faire partie de l’agenda européen pour la recherche” et faire en sorte que les restrictions migratoires “n’entravent ni le recrutement ni la collaboration académique”. Enfin, il faut continuer à les financer, “voire, le cas échéant, remplacer les subventions européennes”.

Judith Sinnige