Le plus latino : le Pachamama

A deux pas de la Bastille, dans un bâtiment historique du 19ème siècle signé Gustave Eiffel, l’ancien temple des nuits parisiennes, le Barrio Latino, a fait peau neuve pour laisser place au Pachamama. Chaque recoin de ses 4 étages fleure bon l’âme dynamique de l’Amérique du Sud. Plus d’une année de recherches et de nombreux voyages autour du globe ont permis de réunir tous les objets qui rendent la décoration de cet établissement unique en un véritable appel à l’évasion. A la carte du restaurant, des spécialités d’Amérique latine entre crème de maïs pimentée, ceviche péruvien, tataki de thon nikkei, quesadillas, salade mexicaine, pluma iberica, parillada de viandes à partager ou encore churros au chocolat et baba de Cuba. Une fois le repas terminé, direction la ballroom au rez-de-chaussée où vous commanderez une margarita au bar avant d’aller vous déhancher sur le dance-floor.

On aime : le patio avec ses tables rondes et ses fauteuils en osier, bordé d’un mur végétal spectaculaire et tapissé de planches récupérées d’anciens wagons à bestiaux du Brésil.

Le plus : les fumeurs ont le droit à un beau fumoir avec ses fauteuils Chesterfield au dernier étage. Ils ont même un billard pour accompagner leur cigarette et mojito.

Le moins : La clientèle qui peut être un peu trop hétéroclite certains soirs.

Le plus charmant : le Camondo

Ouvert en mai dernier au sein du ravissant musée Nissim de Camondo, le Camondo dynamite un coin du 8ème qui en avait grandement besoin. Installé dans l’ancien garage de l’hôtel particulier, à quelques pas du Parc Monceau, le restaurant a conservé le plafond à caissons et les colonnes métalliques d’origine. Au centre, un large bar, élément central de la vie du lieu, qui s’impose comme une immense table d’hôtes avec son ambiance feutrée. Au fond de l’établissement se cache une cour pavée à l’abri du bruit, pensée comme un élégant jardin secret, pour des déjeuners et dîners au soleil dès le retour des beaux jours.

On aime : Les desserts signés Christophe Michalak, champion du monde de pâtisserie

Le plus : L’esprit d’un jardin d’hiver permettant de profiter agréablement de l’établissement une fois l’été passé.

Le moins : Des plats parfois un peu fades.

Le plus international : Le Rivié de l’hôtel The Hoxton

Après Londres, Amsterdam et New York, The Hoxton a ouvert à Paris en plein cœur du Sentier. Plus qu’un hôtel, le concept The Hoxton propose un véritable lieu de vie. Au-delà des voyageurs, les urbains actifs et branchés des villes où ils sont installés aiment s’y rendre la journée pour travailler, déjeuner ou encore pour diner et boire un verre. Aménagé dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle, l’hôtel propose, répartis autour de deux cours intérieures : le Rivié, une brasserie française contemporaine et le Jacques’ Bar, un bar à cocktails chaleureux et intimiste. On aime aussi le vaste lobby baigné de lumière naturelle où il fait bon s’attarder autour d’un café. Le restaurant Rivié propose une carte simple et saisonnière et des plats d’inspiration française réalisés avec des produits locaux. Au menu, par exemple, le hox-monsieur, l’entrecôte frites ou la tartine de champignons à l’œuf poché.

On aime : L’architecture, illustration de la richesse décorative des lieux : l’hôtel compte quinze escaliers qui ont tous été minutieusement restaurés et pour certains, déplacés afin de les mettre en valeur. Deux escaliers en spirale : l’un dans le lobby, l’autre permettant d’accéder au Jacques’ Bar sont particulièrement remarquables et datent de plus de 300 ans.

Le plus : La carte du restaurant disponible tous les jours de 7 heures du matin à minuit dans tous les espaces du Rivié : le restaurant, le bar, la cour et le lobby.

Le moins : Un service assez lent.

Le plus festif : Balagan

S’il y a bien une table dont tout le monde parle depuis son ouverture, c’est Balagan. Idéalement situé à l’angle de la rue d’Alger et de la rue du Mont-Thabor, non loin de la rue Saint-Honoré et à deux pas du Jardin des Tuileries et de la place Vendôme, l’adresse ne désemplit pas depuis 6 mois. Tant et si bien que pour un anonyme, il faut compter environ trois semaines d’attente pour une réservation à l’heure du dîner. Derrière ce succès immédiat, les trois fondateurs de l’Experimental Group (le bar de l’hôtel Bachaumont, La Compagnie des Vins surnaturels, Beef & Fish Club…) aux côtés d’Assaf Granit et Uri Navon, deux des plus célèbres chefs israéliens proposant une carte originale, loin des standards du quartier bourgeois et classique. Dans un cadre feutré avec sa longue cuisine ouverte, on déguste mezze, Shishbarak à la mode levantine, aubergines grillées au charbon de bois, calamars frits, ris de veau grillé, ragoût d’artichauts façon marocco-israélienne, agneau Mansaf, loup de mer comme à Jérusalem et couscous, Gormeh Sabzi… Bon à savoir, Balagan signifie « Joyeux Bordel » en hébreu. Un nom qui sonne comme un programme et en dit long sur la volonté du chef de dynamiser les habitudes des foodies de la capitale.

N’oubliez pas de commander pour votre dessert le Balagan Show ! En musique et danse, l’éq